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Samedi 21 novembre 2009

I'm reading a book called "Watching the English - The Hidden Rules of English Behaviour", written by an anthropologist named Kate Fox. The more I read it, the more I feel like there's an Englishman hidden inside of me, and that's pretty scary. Especially for a Frenchman. Anyway, it seems like this "Englishman inside of me" is a lazy guy. He keeps procrastinating every time he thinks he should write on this blog... But the time has come for an update.

Last time I wrote, I was in La Paz, just a few days away from my biggest adventure so far : the climbing of the Huayna Potosi, a tourist-friendly 6.088 meter-high mountain. I felt a need for something different and physical at that point and I had met a few guys who had done it. I don't think I would even have dreamt about it otherwise. My biggest mountaineering achievement so far was probably under 3.000 meters. And my latest attempt at doing any sport was a two month-old mortification at playing tennis.

The walk up began on August 26th, with eight other mountaineering apprentices and five guides. It took us a couple of hours to go up to 5.100 meters (from 4.700), where we spend the night in a quite comfortable refuge. As we arrived quite early in the afternoon, we had plenty of time to think about all the different painful ways of dying while climbing a mountain. We went to bed very early and tried to sleep, but all of us were really tense. We had to wake up at 1 a.m., to be able to start walking at 2. And so we did. In the dark, each with his headlamp on, crampons and ice axe too. And three layers of clothes. And so we went, tied to one another with a rope and at least 5 hours to the top.


My butt on the mountain

It was a really strange feeling to walk like this in the dark, in the cold. One hour, two hours. Everything fine. Keep going. And then your start to be really breathless, and you try to switch off your brain. No, it's not painful (even if my boots were too big). No, my water is not turning into tiny ice cubes in my bag. And no, I'm not exhausted. And finally, just before 7 a.m., my butt on the very top of this f... mountain. The sunrise. The cold. And this orange shade of light on a sea of clouds. It was amazing, just amazing.

I spare you the details on my awful journey down. It took me over a month to recover from the blisters I got on my feet. I was dirty and exhausted, but felt like a hero.

I spent a few more days in crazy La Paz and then went for a couple of gorgeous days on Isla del Sol, an island on the Bolivian side of Lake Titicaca. My next stop was the Centre of the world, nothing less. Cusco, now in Peru, and formerly the capital of the Inca Empire. From there, I went to the world famous and very touristy Machu Picchu. It was quite impressive, but I still felt a bit disappointed. Too many tourists have this effect on me...

The second of my two weeks in Peru was spent mostly in Arequipa, which was very pleasant and relaxing, and just shortly in the cloudy and busy Lima. I caught a flight to Brazil and enjoyed the last two weeks of my trip in São Paulo. I was awaiting sun and gorgeous Brazilian girls in their bikinis, I got two full weeks of rain and matching clothes (anyway São Paulo is quite far from the Ocean, so people usually don't wear bikinis in the street).

I've been back in France for almost two months now. And my life is far from being back to any kind of normality. I've been visiting friends here and there, first in France, and then in Belgium, Holland and England. I saw Amsterdam and London for the first time and I'm really glad I did.

Now I have just one thing on my mind : finding a new job. I'm staying at my sister's and enjoying the quiet life. And sending CVs. Trying to get my brain back to "normal life" mode.

Par Seb Martineau - Publié dans : In English
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Vendredi 16 octobre 2009
"C'est pas trop étrange, le retour?" Je ne sais pas trop quoi répondre à cette question qu'on ne cesse de me poser... Est-ce que ce n'était pas plutôt étrange d'être là-bas, en Amérique du Sud, pendant trois mois, à ne rien faire d'autre que manger, dormir et profiter de la vie?? Est-ce que c'est pas juste étrangre la vie en générale? M'enfin...

Comme je n'ai aucune intention de faire un bilan de cette expérience étrange, je vous propose de vous faire une petite liste des objets indispensables (ou pas) à un voyage comme celui que j'ai terminé il y a déjà plus de deux semaines.


- une carte bleue Visa (important) et un passeport (valide) : tes deux meilleurs amis à l'étranger. Si tu les perds, c'est con à dire, mais t'es bien ennuyé...


- un gros sac à dos et un petit sac à dos, avec marqué Quechua dessus, pour être sûr d'avoir l'air d'un Français, et aussi pour pouvoir trimbaler tout ce dont tu as besoin pour aussi longtemps que ton voyage durera.

- un petit cadenas, pour fermer ton casier à l'auberge de jeunesse.


- un guide de voyage, forcément incomplet (on n'en est jamais vraiment content), mais bien pratique. Et puis ça permet de pas débarquer dans un pays complètement à l'aveuglette. Perso, le Lonely Planet était mon ami, j'en avais rien que quatre différents dans mon sac...


- des tongues, surtout pour les gens qui ont peur d'attraper des trucs dans les douches collectives.

- du papier toilette. J'en ai découvert au moins trois rouleaux entamés dans mon sac en rentrant...

- une trousse de médicaments énorme, dont je ne me suis servie qu'une fois, pour en tirer un antivomitif. J'étais bien content de l'avoir ce jour-là. Ah non, j'ai aussi utilisé quelques pansements pour mes ampoules aux pieds.

- des bouquins, plein de bouquins, même si c'est lourd dans le sac. Parce que les voyages c'est le moment ou jamais de lire plein de trucs que t'as pas le temps de lire d'habitude. Pour ma part, du Ernesto Guevara, du Sepulveda, du Jack Kerouac, du Tolkien (en espagnol!), du Ernesto Sabato, du Nora Roberts (avec plein de vampires et de magiciens) et du John Le Carré...


- un carnet et un crayon, pour noter tout un tas de trucs dont tu crois que tu vas te souvenir mais qu'en fait non. Et puis les adresses des gens que tu rencontres, pour les retrouver sur Facebook.


- les adresses des potes pour leur envoyer des cartes postales moches.

- une lampe frontale, pour pouvoir marcher dans le noir, ou manger sur ses genoux avec les mains libres, ou survivre quand il y a une coupure de courant.

- des lunettes de soleil, indispensables sur l'Altiplano parce que le soleil tape dur et qu'il faut avoir la classe en toutes circonstances.


- un vaccin contre la fièvre jaune et éventuellement d'autres maladies sympas. Et du gel nettoyant pour les mains, surtout en pleine épidémie de grippe A.

- un appareil photo, sinon t'es pas un vrai touriste. Et ça c'est mal.

- un bonnet bolivien (bien mieux que son collègue péruvien), fait main si possible, parce que ça te donne un air hautement distingué et que sa protège tes petites oreilles du froid. En vrai, jamais j'ai mis un truc pareil pendant que j'étais là-bas, mais je le mets tous les jours depuis. J'essaye d'introduire une nouvelle tendance.

- de la patience et un peu d'humour, lorsque les gens n'ont jamais de monnaie à te rendre, nulle part, quelle que soit la taille du billet que tu as donné. Et que donc ils demandent au voisin, à la concierge, au client suivant ou à un gamin qui passait par là s'il ne pourrait pas aller en chercher quelque part.

- un goût prononcé pour les longs voyages en bus, ou de l'argent pour payer l'avion (je vote pour la deuxième solution).

- et pêle-mêle une brosse à dents, du dentifrice, des fringues propres (ça va pas durer) pour quelques jours, des chaussures confortables pour marcher longtemps, des chargeurs pour tes différents appareils électriques, de la crème pour les mains (indispensable, comme le labelo), de la crème solaire, un dictionnaire d'espagnol (un de portuguais aussi), une poignée de milliers d'euros sur son compte et un peu de chance pour éviter toutes les galères. Et j'en oublie...

Par Seb Martineau - Publié dans : Amérique du Sud
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Samedi 3 octobre 2009


Par Seb Martineau - Publié dans : Amérique du Sud
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Mardi 29 septembre 2009

Enfin, quand je dis "mon" voilier, c'est vrai que je déforme un peu la vérité. J'vous avais laissés dans un suspense insoutenable. Se montrera, se montrera pas... Le soleil... Mais, alors que sa venue était annoncée haut et fort, il s'est contenté de passer la tête par l'entrebaillement des nuages et de retourner se planquer. Juste le temps pour moi d'aller faire semblant d'être un touriste, en me promenant du côté du Jardim Paulista, le paradis des possesseurs de carte Gold de Sao Paulo. C'est divertissant cinq minutes pour la faune que l'on y croise - il y a même des voituriers dans la plupart des magasins - mais avec ma dégaine de baroudeur mal rasé et mes fringues rafistolées, je ne faisais pas couleur locale...

Vendredi soir, à l'entrée d'un club à la mode, on me demande si je suis sûr la liste... Et toujours les mêmes fringues sur moi (j'ai deux jeans ici, donc le choix est limité). Et là, surprise, je suis sur la liste. Juliana avait juste omis de me le dire avant de m'amener ici. C'est le genre de circonstance où tu te fais une note mentale : "être sur la liste d'entrée d'un club... fait" (juste en dessous de "se faire un p'tit 6.000 mètres pour le p'tit déj...fait"). Enfin, en même temps, est-ce que j'ai vraiment envie d'être sur la liste de ce genre de club? Mouais...

Ça me fait penser que j'ai largement dépassé mon quota annuel habituel de sorties en boîte. Faut que je lève le pied (euh... les pieds en fait) sinon je vais finir par croire que j'aime danser, et ça ce serait vraiment effrayant.

Les blancs moutons

Samedi, Juliana, Café (le chat) et moi prenont la route direction la côte. Il fait vaguement beau jusqu'en milieu d'après-midi. On s'arrête prendre un verre chez un ami de Juliana, Leandro. Et puis finalement on y reste dormir. Et Leandro nous propose une balade en mer pour le lendemain. Dur. Chienne de vie.

Petit voilier de 9 mètres, légère brise, grand ciel bleu, avec juste ce qu'il faut de nuages pour faire joli au dessus du vert intense de la végétation (on est à peu près au niveau du Tropique du Capricorne)... Un paquet de nachos et des bières dans la glacière. Une belle manière d'oublier la grisaille des dix derniers jours.

Nous rejoignons le port juste après la tombée du jour. Puis la route de retour, Juliana au volant, Café qui fait le con à l'arrière et moi somnolant à la place du mort. Une dernière nuit dans l'appartement du douxième étage, puis un réveil matinal pour aller choper l'avion pour Buenos Aires. Et demain un autre avion, que je me vois déjà détester. Pas parce qu'il me ramène en Europe, mais parce que - putain - que ça va être long!!
Par Seb Martineau - Publié dans : Amérique du Sud
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Vendredi 25 septembre 2009
Le plan semblait imparable... Terminer mon voyage par dix jours au Brésil, ça voulait dire plage, soleil, sport, bikinis... Le projectionniste palichon qui est en moi avait peu à peu laissé la place à un vrai adepte du soleil. Peut-être l'effet des Incas. C'était lunettes de soleil tous les jours et j'avais même commencé à expérimenter les tongues. J'étais fin prêt pour l'expérience brésilienne.

Mais après deux mois et demi sur la route avec moi, ce traitre de soleil à décider de rester à Arequipa au moment où je m'envolais pour Lima. Je ne peux pas lui reprocher son choix. Arequipa, c'est très joli, on y mange bien. Et puis les murs blancs de la ville reflettent bien ses rayons. Non, vraiment, on peux comprendre sa décision. Surtout après avoir vu Lima...


Lima... Comment dire? C'est un peu gris, un peu austère, un peu triste, un peu embouteillé. L'endroit idéal pour se faire un ciné après de longues semaines de pénurie (la Bolivie, c'est pas le paradis du projectionniste). Au programme, deux chefs-d'oeuvre en deux jours : "L'Abominable vérité", avec Katherine Heigl, et "Push", avec Dakota Fanning dans le rôle d'une jeune extralucide poursuivie par tout un tas de méchants très puissants. Juste ce qu'il me fallait.

Vue sur le Pacifique

Pour être tout à fait juste, il faut dire que Lima a plusieurs visages. C'est une agglomération immense (au moins 8 millions d'habitants), avec un centre-ville assez peu attachant. Par contre, pour ceux qui aiment, il y a Miraflores. Ce quartier, réputé plus sûr pour les touristes, est construit au-dessus du Pacifique. Vue imprenable sur les vagues, mais sous les nuages neuf mois sur douze (selon le chauffeur de taxi). Miraflores est un bout d'Occident au milieu du Pérou. Grands centres commerciaux, MacDonald's, Pizza Hut, Dunkin' Donuts et un large choix de magasins de luxe... On y respire la bonne odeur de l'argent.

J'avais à peine deux jours à passer à Lima et j'avoue n'y laisser aucun regret. J'ai pris l'avion pour Sao Paulo persuadé d'y retrouver mon pote le soleil. Parce que c'est bien connu, Brazil, samba, futebol, soleil, joie de vivre et chirurgie plastique... Comme France, béret, saucisson, baguette, tour Eiffel, arrogance et mauvaise hygiène. À Sao Paulo, j'ai retrouvé Juliana, une amie brésilienne rencontrée il y a cinq ans à Florence. Et c'est chez elle que je suis depuis neuf jours maintenant, espérant toujours le retour du soleil. J'ai même menacé de sacrifier son chat pour faire disparaître ces satanés nuages, mais il semblerait que le temps s'améliore aujourd'hui. Café (c'est le nom du chat) est soulagé.


Avec un peu de chance, je vais donc découvrir les célèbres plages brésiliennes ce week-end, avant de rejoindre Buenos Aires juste à temps pour mon vol de retour, mercredi.
Par Seb Martineau - Publié dans : Amérique du Sud
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Mardi 22 septembre 2009


Par Seb Martineau - Publié dans : Amérique du Sud
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Vendredi 18 septembre 2009


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Lundi 14 septembre 2009

Par Seb Martineau - Publié dans : Amérique du Sud
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Dimanche 13 septembre 2009





 

Par Seb Martineau - Publié dans : Amérique du Sud
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Samedi 12 septembre 2009




 

Par Seb Martineau - Publié dans : Amérique du Sud
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